Orages d'acier Ernst Jünger Le livre de poche

Orages   

Comme beaucoup de ses jeunes contemporains Ernst Jünger s'engage avec enthousiasme en 1914. En août 1918, avec le grade de lieutenant, après avoir été blessé plusieurs fois, médaillé "Pour le mérite", il est démobilisé.
A partir de ses carnets de guerre écrits au front, il publie en 1920, ce très grand roman sur la première guerre mondiale.
Dans ce récit guerrier, l
'ardeur au combat et la rage de vaincre sont clairement exprimées. Le soldat Jünger fait la guerre plus qu'il ne la subit. La peur et la révolte face au déchaînement de violence apparaissent peu. La description des blessures est presque clinique. La mort au combat semble déjà acceptée, puisque, derrière tout ce chaos il croit deviner un sens.    

    Une biographie de Ernst Jünger "Dans les tempêtes du siècle", par Julien Hervier, chez Fayard, est parue le 15 janvier.
   "Carnets de guerre 1914-1918" de Ernst Jünger traduction de Julien Hervier est paru chez Christian Bourgeois Editeur. 

Ces deux ouvrages permettront de connaître plus complètement la personnalité de Ernst Jünger, plus humaine, moins héroïque, plus tourmentée. 

          Serge, les passeurs de mots, Majolire, Libraire en Nord-Isère.

"Quelles images nous reste-t-il de Ernst Jünger, disparu à l’âge de 103 ans ? Immanquablement, celle du patriarche de la mythique demeure de Wilfligen, où il reçut des hôtes aussi prestigieux que Helmut Kohl et François Mitterrand ; l’œil bleu et vif, le cheveu d’un blanc immaculé, droit comme un i, il semble braver l’objectif et le temps au milieu de ses livres, de ses sabliers et de ses collections entomologiques. Plus loin dans le passé, nous rencontrons la photo d’un capitaine de la Wermacht posant devant l’Arc de Triomphe en 1943, lors de l’un des nombreux séjours qu’il fit à Paris durant l’Occupation. Enfin, surgissant des brumes d’une époque encore plus lointaine, voici le portrait d’un jeune homme de vingt-cinq ans, décoré de la croix de l’Ordre pour le mérite si parcimonieusement décernée par le Maréchal Hindenburg. Sous l’uniforme point déjà l’immense carrière de l’écrivain puisque, à la même époque, le fringant militaire vient de publier son premier livre d’importance, Orages d’acier.".......F.S.                                                          

   Ernst

........"Jünger compta indéniablement parmi ces rares à éprouver la catastrophe dans leur chair et leur âme, et à y survivre pour l’écrire. Si, bien sûr, il nous est loisible ou non d’adhérer à sa lecture toute personnelle de l’histoire ; s’il est toujours possible de juger la pertinence de ses choix politiques, il serait par contre déloyal de remettre en cause la sincérité d’Ernst Jünger, sa franchise à transmettre les vibrations de son corps et de son esprit au moment de l’assaut."    
                                                                                          Frédéric Saenen.

Frédéric Saenen nous offre un riche questionnement sur la personnalité parfois controversée d'Ernst Jünger.
En cliquant sur le lien du salon-litteraire.com, vous prendrez connaissance de l'intégralité de l'article.

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