Tous les salauds ne sont pas de Vienne A Molésini Ed.Calmann-Lévy



J’ai aimé :
Magnifique roman qui raconte avec tendresse le quotidien soudain bouleversé des propriétaires d’une villa datant du 17e siècle, en Vénétie, qui n’avaient jusque-là pas eu à subir les conséquences de la guerre. Avant tout portrait d’une famille, chronique des petites choses de la vie, le roman n’oublie pas que les troupes italiennes viennent de subir un très lourd revers …

Coups de canon, fumées, odeurs, mouvements de troupe, avions anglais, allemands et italiens qui survolent la région, villages fantômes, représailles exercées par l’occupant contre des gestes jugés hostiles… la guerre est bien présente tout au long du livre, mais, au moins en apparence, elle n’en constitue pas le sujet principal.
L’auteur raconte les gestes petits et grands d’une résistance qui au fil des jours prend de plus en plus en plus de place, il décrit les liens, inévitables, qui se nouent avec l’occupant, n’éludant pas ces moments où la compromission n’est pas loin… 
Voici donc le grand-père qui fait semblant de se retirer dans son réduit pour écrire un roman, la grand-mère sûre d’elle-même et de ses principes, le jeune Paolo qui en peu de temps découvre l’amour et la guerre. Il y a cette tante Maria qui ne peut s’empêcher de rechercher la compagnie du commandant autrichien dont Andrea Molinesi propose un portrait tout en nuance. Il y a Renato, l’homme à tout faire, engagé dans la résistance. Il y a… 
Une fois ouvert le livre, on ne le quitte plus.

Dominique, les passeurs de mots, de Majolire, Libraire en Nord-Isère

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